Histoire 1985-2014

Décembre 1984. Lors d’une séance de dédicace de son livre,«Rock and Roll en Romandie», publié aux éditions Piantanida (Lausanne), Christian Schlatter, accompagné de son ancien partenaire et fondateur des Aiglons, Antoine Ottino, sort du «Salon des Arts Ménagers» et sacrifie à une tradition née après les concerts du groupe rendu célèbre par «Stalactite»: faire une bonne bouffe dans un restaurant genevois. Après le café-calva (autre tradition aiglonne!), Antoine emmène Christian dans un cave de la vieille ville où un groupe rock d’anciens musiciens des «Mousquetaires» de Larry Greco se produit sous le nom de… «Styl’ 60». Bien accueillis, invités à monter sur scène, les deux ex-Aiglons font un «bœuf» avec la joyeuse bande de rockers. On a même ébauché un hommage à «Stalactite»…
Naissance d’un groupe
Sur la route du retour vers Lausanne, Antoine lâche la phrase magique: «Et si on remontait nous aussi un groupe?» L’idée fera son chemin durant deux mois et, vers mi-mars 1985, après avoir pris quelques contacts et publiés quelques annonces, un groupe naît dans le carnotzet d’Antoine, av. de Chailly 61. Comme en 1962. N’ayant pas réussi à convaincre d’autres ex-Aiglons, ni d’autres musiciens des sixties encore en activité dans la région, Antoine et Christian auditionnent des rockers plus jeunes. Après quelques mois de préparation, le groupe prend son aspect définitif avec Michel «Mick» Graz, qui fut le chanteur des «Questions», groupe lausannois des années 60, Paul Sissener à la guitare solo et Jean-François Pasche à la guitare rythmique.
Choix d’un nom
La petite équipe inaugure son premier concert, à l’occasion des 40 ans de Christian, le 25 mai 1985 à la salle Davel de Cully (Lavaux). Christian voulait nommer ce groupe «Aigles Quadra», «Old Young One» (OYO), «Old Timers», «Aiglons 2» ou «Chapelle Sixties». Mais c’est une idée de Paul, le benjamin du groupe (24 ans), qui sera retenue: le combo s’appellera ROCKSTALGY… et passera dans l’émission de la TV romande «Midi Public» (Muriel Siki), avant d’inaugurer le «Club Sixties» au Black Out de Lausanne, place Centrale à Lausanne.
Voyage à Paléo
Avec Mick, le groupe se produit au Festival de la Cité (juin 86), avant d’enregistrer ce qui restera sans doute l’un des derniers albums 33 tours vinyle du rock romand. «King Creole» est réalisé en deux semaines, en décembre 1986, au studio Relief (Dominique Torche) à Belfaux (FR). Sorti en février 1987, le disque procure à ROCKSTALGY un regain de popularité et la bande joue dans de nombreuses soirées, parfois sous le label «Club Sixties». A deux reprises, le groupe passe à la TV romande et l’apogée de l’année 1987 aura lieu à Nyon, avec deux concerts au Paléo Festival de Nyon. Le premier passage a lieu le samedi sous le Club Tent alors que la seconde apparition se fait dimanche sous le Grand Chapiteau.
Ironie du sort, ROCKSTALGY est programmé comme dernier groupe du festival. Sur la grande scène, The Coconuts ne sont pas très convaincants et, surtout, la pluie s’en mèle. Du coup, les spectateurs décident de partir, en s’arrêtant sous le Grand Chapiteau qui est proche de la sortie. Conséquence: ROCKSTALGY se produit devant une foule de 7000 personnes, toutes heureuses de retrouver un moment de rock’n’roll pour terminer le festival. Christian fait un solo de batterie et le groupe, enregistré par Couleur 3, quitte la scène en plein succès. Dès lors, le groupe lausannois va passer quelques années sans soucis de trouver des engagements.

 

Nouvelle formation
La belle aventure va durer jusqu’à fin 1991, où Mick Graz décidera de changer de style et quittera la formation. Mais avant cela, le groupe aura changé de guitariste. Sorti des études HEC, Paul Sissener part à Zurich puis en Australie. Jean-François Pasche, un peu dépassé par les évènements, s’en va également. Pour les remplacer, ROCKSTALGY fait appel à François Zindel, dit «Docteur Bob», qui suivait l’équipe depuis un certain temps. Afin de ne pas chercher un nouveau guitariste, Mick se met à la guitare d’accompagnement. De 1988 à 1991, le quintet deviendra donc quatuor.
Au début 1992, et pendant 10 mois, Joël Arn prendra la micro du chant sous le nom de «Jo L.». Mais l’homme a trop l’habitude de jouer en solitaire et s’adapte mal à la présence de musiciens autour de lui. Il déclare donc forfait après cinq ou six concerts, dont un, mémorable, à l’Alcazar de Territet.
Rock plus dur…
ROCKSTALGY se met donc en quête d’un nouveau chanteur et découvre Tiziano Feci-Murena, excellent bluesman italien, dont la voix ressemble à celle de Joe Cocker et de Zucchero (qui fut un copain d’école!). Avec Tiziano, ROCKSTALGY pense avoir trouvé un second souffle. Cela aurait été le cas si François Zindel n’avait pas eu la mauvaise idée, en 1994, de rejoindre «Lucifer and the Blackmen», groupe (re)créé en 1992, dont le style, plus proche du bal sixties que du rock des années 90, lui convient mieux. Un choix que l’on peut comprendre. Car avec Tiziano, Christian, fan d’AC/DC, Status Quo et ZZ Top, cherche à cette époque un durcissement de la manière de jouer…
Succès à la TV
Le départ du «Dr Bob» va avoir de tristes conséquences pour la vie de ROCKSTALGY. Incapable de trouver un guitariste pouvant s’accorder (sic) avec la bande, le groupe décline et rate des engagements. A tel point qu’une première séparation est envisagée au printemps 1995. Pendant l’été, Christian reçoit de la part de la TV Romande une offre pour jouer en direct, au Grand Casino de Genève, pour l’élection 1995 de Miss Suisse, le 15 septembre.
Le thème du gala est consacré aux années 50. Paul Anka et les Platter’s seront aussi du spectacle. Christian voit évidemment une belle opportunité pour relancer ROCKSTALGY. Il contacte Julien «Lucifer» Favre pour assurer le chant. Mais le pionnier du rock lausannois n’est pas libre et lui conseille de prendre un jeune chanteur de karaoké nommé Vince Diamond. De son vrai nom Olivier Cozzi, le rocker s’adapte très vite au projet… Le «Dr Bob» rejoint le groupe pour préparer un medley de 15 minutes à base des plus grands succès des pionniers du rock des années 50. Le groupe travaille tout l’été, avec Patrick Marmy, un pianiste indispensable à cette réalisation.

Treize ans de… vacances !
Le passage à la télévision, forcément très populaire, procure à ROCKSTALGY une foule de demande de concerts. Mais la bande doit attendre de monter un vrai répertoire et perd ainsi pas mal d’engagements. Avec Vince Diamond (et un nouveau pianiste nommé Michel Badel), la bande donnera plusieurs concerts à Chavornay, Crissier, Le Locle, Neuchâtel et fera sa dernière apparition à Aran/Villette (soirée privée pour Le Matin) en décembre 1996.
Désireux de donner une nouvelle orientation à sa pratique du rock, Christian mettra un terme à l’aventure au printemps 1997. Il rejoindra pour quelques mois un groupe de hard-rock mélodique, «Princess», avant de fonder les «Hollywood Hunters», qui dureront 5 ans, et de passer (également pendant 5 ans) dans les rangs de «Magneto». Un an avec «Behind the Gommier», où Antoine le rejoindra… et ce sera le retour de ROCKSTALGY!

Le passé se conjugue désormais au présent…
(Sr/été 2010)

L'idée de "Mental Instru"...


Rockstalgy, 2e du nom se créé en février 2010. C’est Antoine qui a eu l’idée de reprendre notre ancien nom pour créer une nouvelle équipe dont le premier travail sera basé sur une idée que j’ai eu en été 2008 : faire un spectacle instrumental avec des sonorités hard et les mélodies des plus grands tubes des années 50/80/70, à commencer par celles des…Aiglons.
Le spectacle devrait se nommer « Mental instru ». Pour le monter, j’avais rencontrer  fin 2008 le guitariste soliste des « Soquettes Mauves », groupe de la région dissous récemment.
Cyril Mrazek accepta ma proposition et, après avoir travaillé quelques mélodies pendant l’année où Antoine et mou perdions notre temps avec Behind the Gommier, nous avons entamé les premières répétitions en février 2010, avec le pianiste des « Gommier », Jean-Pierre Hornung. Durant l’été 2010, nous avons intégré au groupe un saxophoniste que Cyril avait rencontré à Coppet. Georges Macheret, musicien de jazz, ne connaissait pas beaucoup le répertoire sixties et nous avons donc passablement perdu de temps à lui apprendre des mélodies de Johnny and the Hurricanes, Duane Eddy, etc… Mais le show sixties prit assez vite une couleur avec une intro à la Quo (Caroline), Red River Rock, Crossfire, Stalactite, Panorama (les Aiglons), Shadoogie, Walk dont run, Peter Gunn, Telstar, Last Night, Wipe Out, 36-24-36, etc…
Afin de pouvoir faire des concerts «traditionnels», Antoine insista pour que nous engagions un ou deux chanteurs. Je demandais donc à Julien « Lucifer » Favre de nous rejoindre, qu’il accepta avec enthousiasme car il voulait reprendre le micro mais avec un groupe davantage moderne et hardeux. Nous avons donc monté un répertoire à base de classiques du rock. Plus tard, Tiziano Murena, notre chanteur de la période 92/97, nous rejoignit pour faire des titres un peu plus proche des années 70. Malheureusement, après quatre concerts qui marchèrent assez bien, Tiz nous quitta : son avenir de musicien pro ne cadrait pas, selon lui, à notre démarche et un petit souci avec Antoine lui donna le prétexte pour partir…
C'est donc LUCIFER qui entama une carrère avec Rockstalgy notamment à travers un CD réalisé en 2012...
Depuis lors, Rockstalgy n'a pas donné beaucoup de concert mais a renforcé la qualité de son rock...
Fin septembre 2017, Claude, notre chanteur, a quitté le groupe pour mieux réaliser ses projets en solo...
L'excellente chanteuse Isabelle Meurant le remplace provisoirement, afin d'assurer deux concerts en novembre 2017...
 En 2018, "Jenny" et Yves Lehmann ont renforcé Rockstalgy mais le groupe doit faire   face aux départs de Jean- Jacques Morattel et Antoine Ottino…
Automne 2018:

 Eric Tercier, ex-chanteur du groupe CACTUS, commence les répétitions... 
Tout comme le virtuose Raymond Girardier (saxo/flûte) et le bassiste
Patrick Riganti…
Place à ROCKSTALGY III    !!!
 

A l’automne 2018, je dois avouer avoir eu envie de mettre un terme à l’histoire de ROCKSTALGY. Plus de chanteur, plus de saxo, plus de bassiste… Fallait-il mettre la clé sous la porte?
Grâce à André Fleury, fan des Aiglons venu voir Rockstalgy au Caf’Arts en juin 2018, nous avons pu recruter Eric «Chouille» Tercier (chant) et Raymond Girardier (saxo/flûte). De mon côté, j’ai, un peu au hasard, convaincu « Riri - Black Baron » Riganti (ex-Hollywood Hunters) de nous rejoindre.

Une année après, nous avons bien travaillé et donné quatre concerts (CHUV/privé), Saint-Prex, Citrons Masqués et Coyote Bar (Yverdon). Nous préparons un enregistrement pour un démo et 2020 s’annonce donc pas mal… Malgré quelques soucis de santé !

         A SUIVRE...

Rockstalgy a donné deux concerts au Paléo Festival de Nyon en juillet 1986.

De g. à dr.: Antoine Ottino, Jean-François Pache, Christian Schlatter, Paul Sissener. En bas: Mick Graz. (photo Serge Bioley)

1987...

Rockstalgy publie l'un des derniers albums vinyl de l'histoire du rock suisse: "King Creole". Les caricatures sont signée Raymond Burki, le dessinateur du quotidien 24 heures!

Rockstalgy en 1991.

Mick Graz, François "Dr Bob" Zindel, Christian Schlatter et Antoine Ottino

Lausanne (Black out) janvier 1986. Rockstalgy accompagne sur scène, pour un bref concert, le célèbre rocker anglais Vince Taylor, icône du rock dans les années 50/60/70, le créateur de "Brand you Cadillac" est décédé à Lutry (VD/Suisse) en août 1991.

La photo est une coupure de presse...

1995. Rockstalgy dans sa formation avec laquelle le groupe participa à l'émission de "Miss Suisse", en direct (et sans playback!) du Grand Casino de Genève.

François Zindel, Antoine Ottino, Christian Schlatter, avec le chanteurOlivier Cozzy, alias Vince Diamond.

Une affiche de ROCKSTALGY, dessinée par Barrigue...

Entr e 1997 et 2010, Christian Schlatter a joué avec trois groupes:

Princess (pas de photo)
Hollywood Hunters (ci-dessous et qu'il a fondé) et

Magneto (ci-contre) ...

© REVOLVER

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